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Parc National du Mercantour

Un Parc est un territoire qui protège et valorise un patrimoine naturel, paysager et culturel. Une loi, celle du 22 juillet, appliquée par un décret du Conseil d'Etat, classe et réglemente ce territoire afin de limiter les activités humaines pouvant le détériorer.
Le Parc National se divise en deux zones, l'une centrale, l'autre périphérique. La première est sujette à une réglementation spécifique accompagnée d'une informationpédagogique envers le public (maisons de parcs, panneaux d'information, pictogrammes des réglementations, sentiers "balisés", partenaires agréés). La seconde, zone périphérique, se situe entre développement local et protection car elle comporte des communes limitrophes à la zone centrale.

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Le Parc est autant un lieu de découverte que de maintien des activités agropastorales. Ses actions vont dans le sens actuel de développement durable ; c'est-à-dire un équilibre entre la valorisation d'un territoire et son développement socio-économique. Le Parc National du Mercantour fait parti des 7 Parcs Nationaux de France.

Superficie : 214765 ha, zone centrale 68495 ha, zone périphérique, 146270 ha.

Altitude : de 490 m(Gorges de la Bévéra) à 3143m (Sommet du Gélas).

Communes : 22 dans les Alpes-Maritimes,6 dans les Alpes-de-Haute-Provence.

Fréquentation en 2001 : 427000 visiteurs.

Ce Parc se situe dans le sud de la France, plus exactement à cheval sur deux départements ; les Alpes-Maritimes et les Alpes-de-Haute-Provence, Région Provence-Alpes-Côte d'Azur. Il a été créé en 1979, le 18 juillet, dans un décret du Conseil d'Etat.

Le Parc est géré par un établissement public sous tutelle du Ministère de l'Aménagement du Territoire et de l'Environnement composé d'un conseil d'administration (élus locaux, agents de l'Etat, scientifiques). Son siège se situe à Nice, réparti en 3 services : un secrétariat général, un service du patrimoine et un service de l'aménagement, du développement durable et de l'information.
Le Parc est scindé en 7 secteurs. La mission de chaque secteur est la surveillance des règles de protection en zone centrale, le suivi de l'information et des actions pédagogiques auprès du public. Au sein du Parc, il existe un comité scientifique qui assure un point de vue technique au directeur et au conseil d'administration pour la gestion du patrimoine naturel et culturel.

Le Parc engage des programmes de protection (faune-flore), d'accueil et de partenariat. Dans le cas de la randonnée, une mise en place de balises est réalisée sur le réseau de sentiers (600 km balisés), avec des aménagements pratiques comme les parkings, les maisons de parc et les relais d'informations (ex : Valberg, Entraunes). Une collaboration est réalisée avec diverse associations de protection de la nature (Mounatin Wilderness, WWF), le "Parco Naturale Alpi Marittime" et également les professionnels de la montagne tels que les accomapgnateurs, les gérants de gîtes et refuges.

Carte du Parc National du Mercantour

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Sources :

- Parc National du Mercantour    

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- Parcs Nationaux

- Journal du Parc, Monts et Merveilles; PNM, n°13 juillet 2003

- Les Encyclopédies du Voyage, Le Parc National du Mercantour, Ed Gallimard, 2003

La Faune du Mercantour

Le département des Alpes-Maritimes regroupe sur son territoire une biodiversité unique en France, en une quarantaine de kilomètres : de Menton au Gélas.

Cela résulte d'un climat spécifique qui engendre une faune et une flore adaptées.
Le massif du File1091_copie Mercantour présente la plupart des milieux naturels rencontrés du rivage de la Méditerranée au Cap-Nord en Norvège. Dès lors, partons découvrir la vie animale et végétale du Mercantour.

Le Parc du Mercantour présente une faune qui se classifie en 5 groupes composés de 244 espèces : les mammifères, les oiseaux, les reptiles, les amphibiens et les poissons.
Parmi les mammifères et les oiseaux, certaines espèces sont en limite de leur aire naturelle. Certaines espèces animales bénéficient d'une protection nationale voire internationale.

En parcourant les sentiers du Haut-Var, le promeneur découvre une faune riche, une diversité paysagère et végétale. Dans la basse vallée et les gorges de Daluis, nous rencontrons le cerf et la biche préférant le couvert des forêts. Ils côtoient le sanglier, le renard, le blaireau. Les petits mammifères sont nombreux, allant de la martre aux rongeurs tels que la musaraigne, le mulot sylvestre... .

File1102_copie  Vers les pelouse alpines, nous rencontrons l'incontournable marmotte des Alpes. Elle est reconnaisssable par sadémarche et surtout par son cri d'alerte. Dans cette zone, se trouve le chamois, sprinter des cimes, aimant les névés pour jouer ou se reposer. On note la présence du mouflon, espèce introduite dansd le Parc du Mercantour et peu adapté à la haute montagne. Il se déplace en harde tout comme le chamois. Le roi des cimes, le bouquetin, fréquente les zones accidentées.

Parmi les passereaux que nous pouvons observer, certains sont migrateurs tels que la pie grièche-écorcheur, le pipit rousseline, le monticole de roche. Le cincle plongeur fréquente les torrents et ruuisseaux rapides. Il construit un nid de mousse sphérique au-dessus des cours d'eau.
Les falaises abritent des rapaces comme l'aigle, le faucon pélerin, le faucon crécerelle. D'autres rapaces préfèrent construire leur nid (ou aire) sur les arbres comme le circaète Jean-le-Blanc. Le gypaète barbu, disparu de nos montagnes, est réintroduit dans le Parc du Mercantour. Les rapaces nocturnes sont également présents. Ils se situent en forêts : en exemple, la chouette de Tengmalm, le chouette chevêchette (espèce assez rare). Le tétras-lyre a son habitat dans les mélézins, tandis que le lagopède alpin niche vers les pelouse rocailleuses d'altitudes (espèce assez rare).

Les reptiles sont bien représentés et à toutes altitudes. Cela va du lézard vert à la vipère aspic. Chez les amphibiens, on trouve des espèces comme le spélerpès brun, les salamandres et les grenouilles rousses.

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Flore du Mercantour

Dans son ensemble, les Alpes-Maritimes et le Parc du Mercantour recensent une flore exceptionnelle. Cette unicité est due essentiellement à la variété des sols, à des micro-climats multiples sur une dénivellation de 3000 mètres. On y repertorie plus de 2000 espèces végétales sur les 5000 que compte le terrotoire français ; 200 espèces végétales sont rares et une vingtaine sont endémiques. Les orchidées présentent une particularité. Sur les 150 espèces recensées en France, les alpes-Maritimes en dénombre une soixantaine. Certaines espèces végétales sont protégées aux échelons régionaux et nationaux.

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Tout comme les espèces animales, les végétaux suivent les étagements et les expositions qui leur permettent une bonne implantation sur site. La présence humaine n'est pas à négliger par l'aménagement rural des paysages. Le Haut-Var, pour l'oeil du promeneur, présente une majeure partie des étagements, de l'étage collinéen à l'étage alpin.

20040515flore_alpesmaritimes072joubarbe_  Les gorges de Daluis présentent une végétation d'influence méditerranéenne. Elle se compose de chênes, de pins sylvestre, de guarrigues avec du buis, du genévrier oxycèdre, du genêt cendré, du thym, de la lavande aspic, des plantes grasses tels que les orpins, les joubarbes.
C'est l'étage collinéen ou supra méditerranéen. Toutefois, nous le retrouvons jusqu'à une altitude de 1400 mètres sur certains adrets.

A partir de 1000 mètres et jusqu'à 1600 mètres, nous entrons dans l'étage montagnard. Les20040515flore_alpesmaritimes070doronic_c forêts de sapins et d'épicéas se trouvent en ubac alors que les pinèdes de pins sylvestres et les landes de genêts cendrés se situent en adret. A partir de cet étage, le mélèze commence à apparaitre. Celui-ci compose les forêets de versants nord du plateau de Valberg.
Ensuite, nous trouvons l'étage subalpin. Son altitude est comprise entre 1600 et 2300 mètres environ. L'espèce qui domine est le mélèze. Cet étage se décompose en deux parties ; l'une (inférieure) est occupée par une forêt dense, l'autre (supérieure) est plus clairsemée comprenant des landes à rhododendrons, ou bien des pelouses alpines richement fleuries. On retrouve ce cas dans le vallon de Sanguinière et le vallon de l'Estrop au-dessus d'Estenc.

L'étage alpin se situe au-dessus de la limite naturelle des forêts. Son altitude s'étire entre 2300 mètres et 3000 mètres (sur le versant sud, l'adret). Il est constitué par des pelouses alpines avec des éboulis dispersés et des barres rocheuses. Nous rencontrons ce cas de figure au Col de la Cayolle.

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Sources :

- Parc National du Mercantour, Les Encyclopédies du Voyage, Editions Gallimarc, 2002
- Fleurs du Mercantour, Editions Dromadaire/PNM, 1992
- Orchidées du Mercantour, Editions du Cabri/PNM, 1999
- Faune du Mercantour (carte), Editions du Cabri/PNM, 2001

Climat du Mercantour

De  par sa position géographique (sud des Alpes et proximité de la Méditerranée), le Parc du Mercantour est confronté à un climat ayant plusieurs influences :

- la première venant du Nord,
- la seconde venant du Sud et Sud-Ouest,
- la troisième venant d'Italie, plaine du Pô.

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Ce climat se caractérise par des hivers doux, pluvieux et des étés chauds orageux. Les facteurs climatiques, aliés à une amplitude altitudinale contrastée, font du Parc un lieu riche en biodiversité et présentant des espèces endémiques (faune et flore).

Du point de vue climatique, trois zones se distinguent :

- au Nord, le versant Ubaye

Cet ensemble, du col de la Bonette au col d'Allos, bloque toutes les perturbations provenant du Nord Nord-Ouets, notamment l'hiver avec un léger débordement sur le Haut-Var, la Haute-Tinée, le Haut-Verdon. Les flux de Sud Sud-Ouest amènent des précipitations importantes et la présence du Mistral dégage toute perturbation dans le secteur.

- à l'Est, la zone frontalière

C'est la zone la plus agitée du Mercantour. Elle subit des perturbations de Sud Sud-Ouest, renforcées par le retour d'Est ou Lombarde. Ce phénomène s'explique par un maintien de nuages sur les sommets frontaliers où se développe un régime pluvieux accompagné de vents assz viloents. En été, les orages sont réguliers mais répartis inégalement. La partie Sud, C'est-à-dire la Haute-Roya à la Haute-Vésubie, est la plus orageuse du fait de sa proximité avec la mer. Tandis que la partie Nord (Haute-Tinée, Haute-Ubaye) l'est moins, bénéficiant d'une entrée maritime faible par la vallée de la Tinée



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- au Sud, la zone pré-alpine


Celle-ci se caractérise par les particularités des deux précédentes. La zone s'étend du Mont Mounier à l'Authion en passant par le Mont Giraud. Cer écran montagneux ne subit jamais les flux de Nord et d'Ouest. Cependant, les flux de Sud Sud-Ouest la touchent directement. La saison estivale se caractérise par des formations orageuses importantes.

Source :

Parc National du Mercantour, Les Encyclopédies du Voyage, Guides Gallimard, 2002
www.parc-mercantour.com

Géologie du Haut-Var

Au gré des roches...

La géologie est la science qui étudie la Terre, sa composition et son évolution. Lorsque nous nous trouvons en montagne, le paysage nous invite par ses formes, ses couleurs de roche à une lecture et une définition des éléments. Partons à la découverte géologique des Alpes du Sud.

Le département des Alpes-Maritimes se distingue par un paysage fort contrasté entre la bande côtière et les sommets du Mercantour, et cela en quelques kilomètres à vol d'oiseau. Au point de vue géologique, sa richesse est grande et diversifiée. Nous trouvons des sols cristallins, des sols sédimentaires avec quelques particularités, telles que les roches rouges. Cette géologie locale a une histoire longue, depuis des millions d'années jusqu'à une époque assez proche, les dernières glaciations (-25000 ans).

Au tout début, l'ensemble Argentera-Mercantour est noyé par un océan, la Thétys. Dans cet océan, se déposent des sédiments qui constituent des calcaires, des marnes et des grès. Ils forment dons un socle qui il y a quelques 40 millions d'années se soulève pour créer les Alpes. Cette chaîne montagneuse est le résultat de la collision de deux plaques continentales, l'une africaine, l'autre européenne. Toutefois, vers 280 millions d'années, il existe une période d'accumulation de dépôts permiens, les pélites rouges que nous retrouvons actuellement dans les gorges du Cians et Daluis, également en Moyenne-Tinée et une petite partie en Vésubie.

Le Parc du Mercantour regroupe 4 ensemble rocheux : le socle cristallin, les dépôts sédimentaires permiens, les sédiments marins, et les nappes de charriage. Cela constitue respectivement en roches, gneiss et granite, pélites rouges, calcaires, marnes et grès.
Nous allons voir le cas d'une vallée, le Haut-Var et d'un cas particuler, les pélites rouges.

En retraçant l'histoire géologique, nous pouvons constater l'évolution de la planète et du lieu où nous vivons.

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- Les roches sédimentaires : quelques cas rencontrés

Les roches sédimentaires structurent le contour du socle cristallin du massif Argentera-Mercantour. Ces roches sont modelées au cours du temps. Elles sont formées de résidus divers, issus de l'altération d'autres roches par l'érosion, des éléments biochimiques et des cendres volcaniques. On différencie, selon leur origine, les roches calcaires, argileuses, marneuses, siliceuses.

- le calcaire : c'est un élément minéral à composition chimique (Ca CO3) ayant une origine organique (calcaire coquillier), et aussi d'origine chimique (calcite). La résistance mécanique et la perméabilité varient selon les calcaires. Ils sont sensibles à l'eau chargée en gaz carbonique (dissolution). Dans le Val d'Entraunes, le calcaire est remarquable par les falaises, éboulis, fond de vallée, sommets.

- la marne : c'est une roche sédimentaire argilo-calcaire sensible à l'érosion, friable, de couleur gris-noir et imperméable. Il y a plusieurs types de marnes : les marne argileuses, les calcaires marneux, les marnes. Elles sont utilisées pour fabriquer de la chaux (marne argileuse), du ciment (marne calcaire). On reconnaît la marne par sa couleur, sur des zones d'accumulation au pied de quelques falaises et montagnes. En exemple, sous la Cime de l'Aspre vers Châteauneuf d'Entraunes et Villeneuve d'Entraunes.

- le grès : c'est une roche détritique, poreuse, faite de sable scellé par un ciment siliceux ou bien calcaire. Il y a plusieurs types de grès : pur à ciment siliceux, ferrugineux à ciment siliceux. Il est utilisé dans la fabrication de pierre et meules à aiguiser. Dans la région, un village est célèbre pour ses grès : Annot. Il se retrouve vers les Tours d'Allos, le Saint-Honorat, le vallon de Sanguinière, la Roche Trouée et autres secteurs du Val d'Entraunes.

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- Une particularité : les pélites rouges

Pour atteindre Valberg, nous traversons deux magnifiques lieux des Alpes-Maritimes, les gorges de Daluis et celles du Cians. Elles forment de profonds sillons de roches sédimentaires, les pélites rouges. Le visiteur peut, au gré de la route, contempler depuis des belvédères, ces sites uniques et exceptionnels.

Ces roches ont été formées entre 280-250 millions d'années. Elles tracent l'histoire des alpes-maritimes géologiquement. La région, la plus semblable actuellement, est l'Afrique des Grands Lacs (Est de l'Afrique, Ethiopie), une zone aride qui comporte d'immenses plaines d'altitude, des volcans en activité, des lacs peu profonds. Sur l'échelle du temps, la période de formation est le Permien.

Ces roches identifient le climat d'alors : chaud avec des saisons humides. Lors des pluies, le ruissellement apporte vers les lacs des quantités de boues ferrugineuses de couleurs rouges. Cette coloration rouge indique la présence de fer qui provient des roches cristallines. parfois, on remarque des lignes vertes parmi les strates de pélites.Les limons se sont appauvris en oxygène du fait de la stagnation et l'évaporation de l'eau.

Dans les roches permiennes, les empreintes animales ou végétales sont peu fréquentes. C'est-à-dire que la vie n'est pas favorisée par un climat semi-aride. Aux abords des lacs, subsistent quelques vertébrés et insectes parmi une végétation peu importante composée de fougères et de conifères.

On observe également, sur des surfaces rocheuses, des traces de sècheresse que les scientifiques appellent "mud-cracks". Ce sont des formes polygonales délimitées par une fissure (fente de dessication). Elles s'établissent de manière verticale par rapport à la surface et peuvent atteindre 40 centimètres. Tandis que les ondulations ou "ripple-marks" sont causées par l'eau des fleuves, rivières ou dans les zones d'estuaire et par le vent.

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Sources :

- La Mémoire des Paysages, Nadia Loury-Guigan, Editions Glénat, 1992.
- Le Parc National du Mercantour, Les Encyclopédies du Voyage, Guide  Gallimard, 2002.
- La Terre sous nos Pieds, Marc de Gouvenin, Editions Actes Sud, 2004.